mercredi 16 août 2017

La nouvelle architecture européenne de gestion des crises majeures


L'été est synonyme de baisse du rythme de l'actualité institutionnelle et donc l'occasion pour l'auteur de securiteinterieure.fr de vous présenter certains de ses travaux publiés ces derniers mois. 5e et dernier volet de la série : "La nouvelle architecture européenne de gestion des crises majeures":

Attaques terroristes coordonnées, catastrophes naturelles de grande ampleur, cyberagressions d’envergure, incidents nucléaires majeurs : l’Union européenne n’est pas à l’abri de ces dangers si bien qu’elle s’est dotée de dispositifs de gestion de crise pour y faire face. Le principe de base consiste à vouloir coordonner les réponses nationales en vue de rendre l’action de l’ensemble cohérente.

À cette fin, l’Union dispose d’une chaîne décisionnelle et de procédures nouvelles, même si la nouvelle architecture qui chapeaute le dispositif global reste très intergouvernementale. Le but est que cette architecture soit en mesure d’apporter une valeur ajoutée avec cette synchronisation générale. L’organe politique central, pivot de l’ensemble du dispositif, est le Conseil de l’UE. Cet organe de l’Union, qui incarne les intérêts des États-membres, a vocation à assurer la direction stratégique de la gestion de la crise ainsi que le contrôle politique des capacités déployées
à l’échelle européenne.


En tout état de cause, chaque État conserve le pouvoir de la décision finale. En conséquence, il existe seulement une mise en réseau des structures européennes et nationales visant à offrir un appui aux États concernés par une crise transnationale. Ce réseau s’articule autour d’un outil : les IPCR (Integrated Political Crisis Response arrangements) ou « dispositifs intégrés de l’UE pour une réaction au niveau politique dans les situations de crise ». Il s’agit d’un mécanisme souple, progressif et basé sur les procédures existantes, le but étant de couvrir les différents types de crise possible. 


Pour l’heure, ce dispositif, cheville ouvrière de la capacité de réaction de l’UE, est encore très jeune. Il est donc encore en période de rodage et sa robustesse est testée en conditions réelles, au fil des crises. Il est affiné au fur et à mesure des retours d’expérience et il y a fort à parier qu’il jouera un rôle central les années à venir lors de futures crises d’envergure.

LIRE LA SUITE de cet article paru dans la REVUE DE LA DÉFENSE NATIONALE (n° 794 - novembre 2016 - De nouveaux enjeux de défense ?").

image d'illustration : explosion en 2013 de l'usine West Fertilizer au Texas

dimanche 6 août 2017

Mettre un terme à la concurrence entre les communautés policière et de renseignement, le projet d’un "centre de fusion européen"


L'été est synonyme de baisse du rythme de l'actualité institutionnelle et donc l'occasion pour l'auteur de securiteinterieure.fr de vous présenter certains de ses travaux publiés ces derniers mois. 4e volet de la série : "Mettre un terme à la concurrence entre les communautés policière et de renseignement, le projet d’un "centre de fusion européen"":

La lutte antiterroriste à l’échelle européenne souffre d’un cloisonnement entre les communautés policière et de renseignement. Consciente de cette séparation, obstacle à un partage optimal du renseignement, l’Union s’est attelée depuis plusieurs décennies au défi d’un rapprochement. Loin de créer une superagence européenne de renseignement, elle vise plutôt, avec ce projet de centre de fusion, à instaurer un espace d’interaction entre les communautés policière et de renseignement.

LIRE LA SUITE de cet article paru dans les CAHIERS DE LA SÉCURITÉ ET DE LA JUSTICE (n° 38 consacré au thème "Sécurité et liberté en Europe").


lundi 31 juillet 2017

La coopération public/privé dans l’Europe de la sécurité : une politique industrielle en devenir


L'été est synonyme de baisse du rythme de l'actualité institutionnelle et donc l'occasion pour l'auteur de securiteinterieure.fr de vous présenter certains de ses travaux publiés ces derniers mois. 3e volet de la série : "La coopération public/privé dans l’Europe de la sécurité : une politique industrielle en devenir":

L’Union européenne intervient dans un marché européen de la sécurité en plein essor. Reste que ce marché relève davantage des États membres que de l’Union Européenne. Pour l’heure, les institutions de l’Union agissent essentiellement par deux voies : celle de la subvention (afin de stimuler l’innovation) et celle du dialogue institutionnel. S’il existe une réelle volonté d’établir une stratégie coordonnée public-privé ainsi qu’un engagement clair de la part de l’Union, financier notamment, cet engagement reste embryonnaire. Il n’existe donc pas encore de véritable politique industrielle capable de structurer ce marché européen de la sécurité florissant.

LIRE LA SUITE de cet article paru dans la REVUE SÉCURITÉ ET STRATÉGIE sur le portail de diffusion de revues de sciences humaines et sociales CAIRN.INFO

lundi 24 juillet 2017

Systèmes d’information européens sécurité-immigration : lorsqu’"interopérabilité" ne rime effectivement pas avec "interconnexion"

 

L'été est synonyme de baisse du rythme de l'actualité institutionnelle et donc l'occasion pour l'auteur de securiteinterieure.fr de vous présenter certains de ses travaux publiés ces derniers mois. 2e volet de la série : "Systèmes d’information européens sécurité-immigration : lorsqu’"interopérabilité" ne rime effectivement pas avec "interconnexion"" :

L’interopérabilité s’insère ainsi dans l’optique d’une rationalisation d’informations désormais abondantes au niveau de l’Union. Elle constitue un chantier majeur de la construction européenne en matière de gestion des systèmes d’information. Plus exactement, l’interopérabilité – et l’interconnexion par ailleurs – peuvent être envisagées sous la forme de poupées russes : l’interconnexion est un élément de la réponse des institutions européennes apportée en matière d’interopérabilité qui, elle-même, constitue un volet de la réforme actuelle ayant trait à la gestion des systèmes européens d’information. Elle est un concept générique qui s’inscrit dans le cadre de travaux interinstitutionnels visant à améliorer les mécanismes d’échange et de traitement de l’information, en toile de fond du développement considérable qu’ont connu ces systèmes cette dernière décennie. Son caractère ambigu tient au fait qu’elle renvoie autant au projet lui-même qu’à l’objectif porté par ce projet. Or, force est de constater que, depuis 2016, le degré d’avancement du chantier entrepris dans le domaine de l’interopérabilité est déjà élevé. Quant à l’interconnexion, il s’agit, à la lumière des récents textes l’évoquant, d’un processus loin de recueillir l’assentiment unanime.


LIRE LA SUITE GRATUITEMENT SUR LE BLOG DU Réseau Universitaire européen dédié à l’étude du droit de l’Espace de liberté, sécurité et justice (ELSJ)